HÔPITAUX UNIVERSITAIRES  

HENRI MONDOR 

ORTHOPÉDIE  

TRAUMATOLOGIE 

CHIRURGIE DU RACHIS 

Département Médico-Universitaire CARE (Pr. P. DESGRANGES) 

51, avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny - 94010 Créteil Cedex - France 

Tél : +33 1 49 81 26 07 

Fax : +33 1 49 81 26 08 

SERVICE DE CHIRURGIE ORTHOPÉDIQUE ET TRAUMATOLOGIQUE 

Chef de service : Pr. C.H. FLOUZAT LACHANIETTE 

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une atteinte des membres supérieurs : faiblesse, maladresse, difficultés à utiliser ses mains pour des gestes fins (boutonnage, utilisation de couverts, écriture, ...), engourdissement ("fourmis"), diminution de la sensibilité, manque de force, lâchage d'objets,

 

une atteinte des membres inférieurs : limitation du périmètre de marche, démarche hésitante, fatigabilité indolore à l'effort (= claudication médullaire), diminution de la sensibilité, manque de force, difficulté à monter les escaliers,

 

des signes urinaires et sexuels : fuites urinaires, difficultés à se retenir (= impériosité mictionnelle), troubles de l'érection.

les discectomies suivies de la mise en place d'une prothèse discale cervicale ou d'une fusion des vertèbres (= arthrodèse cervicale),

 

les corporectomies (résection de tout ou partie d'un ou plusieurs corps vertébraux) suivies d'une fusion des vertèbres (= arthrodèse cervicale),

 

une décompression postérieure étendue (laminectomie ou laminoplastie) associée à une fusion étendue des vertèbres.

Le traitement est initialement symptomatique et comporte des antalgiques, des anti-inflammatoires ou des corticoïdes.

La chirurgie peut devenir nécessaire en cas d'échec du traitement médical. Plusieurs interventions peuvent vous être proposées : elles consistent toutes à décomprimer la moelle épinière en réséquant les fragments d'os, de disque ou de ligaments qui les irritent.

 

On note 3 types principaux d'intervention :

Traitement  

Bilan paraclinique  

Des radiographies standard sont nécessaires pour évaluer la morphologie globale du rachis et la présence d'ostéophytes. Des clichés dynamiques de profil (en flexion et extension) permettent d'éliminer une instabilité qui nécessiterait une fixation chirurgicale.

 

Une IRM permet d'évaluer l'état de la moelle épinière et notamment la présence d'un signal anormal en cas de myélopathie (Figure 3).

 

Un scanner est généralement demandé pour évaluer de quelle type de compression il s'agit (hernie molle ou
dure).


Des explorations des nerfs (électromyogramme) ou de la moelle épinière (potentiels évoqués moteurs et somesthésiques) peuvent être nécessaires pour confirmer le diagnostic et évaluer la gravité.
 

Symptomatologie  

La myélopathie cervicarthrosique est une maladie insidieuse aux symptômes peu spécifiques, ce qui entraine souvent un retard au diagnostic. La compression médullaire est peu ou pas douloureuse et certains de ses symptômes sont confondus avec ceux d'une névralgie cervico-brachiale liée à une hernie discale cervicale. La maladie progresse généralement lentement et peut s'aggraver brutalement, notamment au décours d'une chute.

 

Les signes de myélopathie peuvent être :

Figure 3. Compression lente de la moelle épinière cervicale se traduisant par un hypersignal de la moelle (en blanc).

Définition  

Figure 2. Hernies discales cervicales comprimant la moelle épinière avec perte du liseré de sécurité (en blanc) autour de la moelle épinière (en gris foncé).

Figure 1. Hernie discale comprimant une racine nerveuse (gauche) ou la moelle épinière (droite).

L'arthrose cervicale (= spondylose) est une pathologie fréquente qui touche les hommes et les femmes de plus de 50 ans.

 

Comme en lombaire, la hernie discale cervicale est l'une des manifestations du vieillissement prématuré du disque intervertébral (discopathie dégénérative). Elle se traduit par une saillie de la partie gélatineuse centrale du disque intervertébral, le nucleus pulposus. L'arthrose est également responsable de la formation d'excroissances osseuses (= ostéophytes).

 

La hernie et/ou les ostéophytes rétrécissent le canal vertébral où passe la moelle épinière (Figures 1 et 2).

Myélopathie cervicarthrosique